Un entraînement pré-saison pour les jeunes de Robotique First

À l’instar de nombreux sportifs, l’équipe Chrono de La Frontalière a participé à un «entraînement pré-saison» en vue de la compétition Robotique First. Les jeunes élèves ont aidé la ferme JF Bolduc de Compton à implanter le programme Freepilot.

L’activité de perfectionnement s’est déroulée quelques semaines avant que les membres de Chrono ne reçoivent leur kit de départ, en janvier dernier. Grâce à celle-ci, les jeunes ont pu se familiariser avec les bases de l’électricité, de la mécanique, de la conception et du travail en équipe.

Freepilot est en fait une technologie d’auto-guidance par GPS pour des équipements agricoles. «Habituellement, ce genre d’équipement est réservé pour des tracteurs plus récents et est souvent hors de prix pour des fermes plus petites, raconte Karine Vachon, de la ferme JF Bolduc. Ça permet aux agriculteurs de savoir où ils sont passés et ça évite les doublons. C’est un système qui permet d’économiser de l’argent et qui a des impacts positifs sur l’environnement.»

Sur place, les élèves de Chrono ont mis au point 18 unités du système. Ils ont également créé une valise pour les propriétaires de la ferme, afin qu’ils puissent démontrer leur innovation lors de salons agricoles.

L’association entre la ferme JF Bolduc et l’équipe Chrono a été tout à fait naturelle. Les enfants des propriétaires de l’établissement, Maxim et Éliane, font partie de la formation qui pourrait s’envoler vers St. Louis pour une deuxième année consécutive pour le volet mondial. «On voulait démontrer à nos jeunes qu’agriculture et technologie pouvaient aller main dans la main. Ça leur a servi d’entraînement aussi. Parmi ces jeunes, il y en avait qui n’avait jamais tenu un tournevis dans leur main», souligne Mme Vachon en souriant.

Lors d’un récent entraînement de Chrono, les patrons de Freepilot ont amené l’un de leurs tracteurs sur le terrain de l’école secondaire La Frontalière. «On a transformé la cour de l’établissement en champ virtuel. On voulait démontrer à ceux qui n’avaient pas eu la chance de se joindre à nous l’utilité de notre équipement.»

Voilà un autre exemple de partenariat entre le milieu et les jeunes scientifiques en herbe.